Sonde Hayabusa-2 : CS participe à cette mission interplanétaire


En juillet 2018, la sonde japonaise Hayabusa-2 devrait arriver à proximité de l’astéroïde Ryugu. Ce petit astéroïde, d’un rayon de 440 m, appartient à la famille des astéroïdes géocroiseurs : sa trajectoire coupe celle de la Terre et il peut donc potentiellement entrer en collision avec elle.


Le principal objectif de cette mission est d’aller toucher la surface de Ryugu pour y collecter du matériau et le renvoyer sur Terre.
En plus de sa mission principale, Hayabusa-2 embarque une petit atterrisseur nommé MASCOT.
MASCOT a été conçu en partenariat avec l’agence spatiale française (CNES) et l’agence spatiale allemande (DLR). Il s’agit d’un petit parallélépipède  de 30 cm x 30 cm x 20 cm et d’un poids de 10 kg. Il embarque 4 instruments scientifiques dont une caméra et un microscope.  Il dispose d’une batterie et peut fonctionner 10 heures de manière entièrement automatique

De juillet à septembre, Hayabusa-2 cartographiera l’astéroïde et déterminera sa masse sa taille et sa rotation. Pendant ce temps, à l’aide des données transmises par la sonde, les équipes CNES et DLR devront déterminer la meilleure zone d’atterrissage possible pour MASCOT. Cette zone doit être suffisamment éloignée de l’endroit où Hayabusa-2 ira collecter des échantillons de sol et bien évidemment présenter le plus grand intérêt scientifique possible.

La jour de l’atterrissage, Hayabusa-2, s’approchera à 60 m de la surface et éjectera MASCOT. MASCOT réalisera alors quelques minutes de chute libre et après un premier contact, rebondira encore plusieurs dizaines de minutes avant de s’immobiliser.
Les instruments scientifiques sont tous situés sur une même face. Pour pouvoir fonctionner, cette face doit être en contact avec le sol. Si MASCOT n’atterrit pas sur cette face, une petite masse mobile située à l’intérieur de MASCOT, va entrer en action et le faire se retourner jusqu’à ce qu’il se trouve sur la bonne face. Les instruments commenceront alors à fonctionner transmettant leurs données à Hayabusa-2 qui les enverra à la Terre. Une fois les mesures collectées, toujours à l’aide de sa masse mobile, MASCOT effectuera un petit bon pour aller analyser un nouvel endroit de Ryugu. L’atterrisseur fonctionnera tant que sa batterie le permettra.

Entre autres activités, une équipe CNES est responsable de calculer les trajectoires de rebonds et de  participer aux opérations d’atterrissage de MASCOT. Le calcul des trajectoires de rebonds est particulièrement complexe car les propriétés mécaniques de l’astéroïde ne sont pas connues.

CS participe à cette mission interplanétaire par l’intermédiaire d’un de ses ingénieurs qui fait partie de l’équipe MASCOT du CNES. En tant que membre de l’équipe, il participe aux différentes phases de la mission : développement des outils de mécanique spatiale, analyse de mission et bien sûr participation aux opérations.
La participation à une mission d’exploration spatiale est très enrichissante car elle se déroule dans un environnement multidisciplinaire et international. Le travail nécessite de la rigueur et de  la créativité pour tirer le meilleur parti du peu de connaissances disponibles. Et enfin, le jour de l’atterrissage il faut s’attendre à une journée riche en émotion !
 


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