La Gouvernance du Logiciel Libre


- par Sébastien Dinot -


60 % de logiciel libre
Les audits réalisés par CS révèlent qu'une application conséquente recèle autour de 60 % de code diffusé sous licence libre ou open source (FOSS). Quand le logiciel libre constitue 60 % de votre patrimoine immatériel, peu importe votre avis sur la question ; le logiciel libre est une ressource critique que vous devez gérer.

Gérer le logiciel libre en entreprise, c'est définir une politique :
  • de vérification du code source permettant de contrôler la compatibilité des licences en jeu avec la politique industrielle et les obligations contractuelles de l'entreprise ;
  • d'utilisation des logiciels libres assurant l'intégration de composants matures et qualifiés sur les plans technique et juridique ;
  • de contribution aux logiciels libres que l'entreprise a été amenée à modifier ;
  • de libération de logiciel, c'est à dire de diffusion sous licence libre ou open source de logiciels appartenant à l'entreprise.
Définir cette politique, c'est définir la gouvernance du logiciel libre au sein de l'entreprise.

L'animation, levier du succès
Définir ne suffit pas, l'entreprise doit donner corps à la gouvernance et la faire vivre en se dotant
  • d'un comité de pilotage du logiciel libre. Chargé d'élaborer et d'animer la gouvernance, il recueille les besoins, identifie les bonnes pratiques, rédige les guides et les procédures et élabore le programme de sensibilisation. Le comité de CS est constitué d'experts, de représentants des directions technique, juridique et marketing et de représentants opérationnels.
  • d'une charte du logiciel libre : volontairement synthétique, la charte de CS fixe 10 « règles d'or »
  • d'un programme de sensibilisation : outre le logiciel libre et la gouvernance, ce programme est l'occasion de sensibiliser les collaborateurs au droit d'auteur et à la nécessité de le respecter.
  • de guides et de procédures : si une session de sensibilisation est impérieuse, fournir des guides et des procédures synthétiques et pratiques garantit l'application homogène des règles et des bonnes pratiques sur le long terme.
Le comité de pilotage de CS rédige par exemple à la demande des guides synthétiques sur des questions précises (« Qu'est-ce que la licence EPL ? Comment la respecter ? »).

Un usage maitrisé
Une fois la gouvernance définie et les bons réflexes acquis, l'entreprise peut embrasser pleinement le libre et même l'intégrer à sa stratégie. Cette maturité permet à CS de fournir à ses clients des solutions – propriétaires ou libres – exemptes de « mines juridiques». Et lorsque cela lui semble pertinent, CS n'hésite ni à contribuer à des logiciels libres, ni à libérer ses propres logiciels comme elle l'a fait avec Orekit ou Rugged.

 


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